« Parce que survivre ne suffit pas. »

Une épidémie de grippe venue de Géorgie. Une pandémie, qui décime de manière foudroyante la quasi totalité de l’humanité. En seulement quelques jours. Puis. Plus tard. Dans un monde où la civilisation s’est effondrée. Une troupe de théâtre itinérante qui parcourt les étendues devenues vierge du Lac Michigan. Récitant du Shakespeare. Et jouant de la musique. Pour redonner espoir. Parce que dans ce monde, survivre ne suffit pas.

Du bruit au silence. De l’animation au calme. De la lumière au noir le plus complet. Station Eleven est un voyage entre deux mondes. Celui d’avant l’apocalypse, et celui d’après. De manière très habile, très subtile, l’auteur jongle au fil des pages entre ces deux univers. Elle nous montre la chute du présent, tout en nous ouvrant une fenêtre sur l’avenir.

A travers une belle galerie de personnages, Emily St. John Mandel embrasse le meilleur et le pire que compte l’humanité. Elle peint des portraits et développe des personnalités auxquels on s’attache, forcément. Certains survivront à la pandémie, d’autres non. Certains se recroiseront, d’autres pas. Mais le plus intéressant, ce sont les connexions qui se tisseront entre chacun. Ces chassés croisés entre les différentes époques, qui de prime abord sembleront dépareillés, mais qui finiront par s’imbriquer comme les pièces d’un même puzzle au fur et à mesure que l’on avancera dans le roman. C’est brillant ! C’est parfait !

Mais surtout ce que j’ai aimé ici, c’est qu’au travers d’un récit post-apocalyptique, c’est l’humanité qui est au cœur de toutes les réflexions et de toutes les préoccupations. L’humanité de ceux qui restent. De ceux qui partent. De ceux qui veulent se souvenir. De ceux qui veulent oublier. De ceux qui sont nés avant. Et de ceux qui sont nés après. C’est l’entraide au quotidien contre l’horreur de ce monde. C’est l’envie d’ailleurs à travers la culture, le théâtre et la musique. C’est l’espoir d’un monde meilleur envers et contre tout.

Station Eleven, Emily St. John Mandel

480 pages / 22 €

ISBN : 9782743637552

Payot-Rivages, 2016

Station Eleven – Emily St. John Mandel

10 pesnées sur “Station Eleven – Emily St. John Mandel

  • 6 avril 2017 à 9 h 16 min
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    J’ai adoré ! Un de mes 3 chouchous de la sélection Elle de cette année <3

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    • 9 avril 2017 à 11 h 38 min
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      C’est effectivement une belle découverte !

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  • 8 avril 2017 à 8 h 10 min
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    A ton tour de tomber sous le charme de ce roman. Décidément, tout le monde s’accorde sur sa qualité !

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