¤ My Girl (Howard Zieff, 1992) ●●●○○

Élevée dans un salon funéraire, par un papa célibataire et une grand-mère un peu perchée, la jeune Vada Sultenfuss est un électron libre. Tiraillée entre l’amour qu’elle porte à son professeur de poésie et celui qu’elle ressent envers son jeune camarade, Thomas, cet été, et à regrets, elle va devoir laisser son enfance derrière elle pour entrer dans l’âge adulte…

Bénéficiant à tort d’une réputation de film sirupeux et tire-larmes, My Girl est un film plus profond qu’il n’y paraît. Mettant à hauteur d’enfant des thématiques comme le désir ou la mort, et de manière plutôt élégante, le film gagne a être revu par les adultes que nous sommes aujourd’hui, ne serait-ce que pour comprendre toutes les subtilités que nous aurions raté plus jeunes. Mention spéciale à un casting tout en retenue et en émotions.

¤ Go (Doug Liman, 1999) ●●●○○

A la veille de Noël, Ronna risque l’expulsion. Elle a besoin d’argent. Et vite. Pour arrondir sa fin de mois, elle remplace au pied levé un collègue au supermarché. Mais tout commencer à déraper quand Ronna décide de prendre aussi la relève dans les activités de dealer de Simon. Elle se lance alors dans une course qui ne prendra fin qu’au petit matin…

Si le film ne révolutionne certes pas le genre, on apprécie son petit côté pep’s, entretenu par les points de vue multiples des personnages sur une seule et même action. Niveau concept et mise en scène, on sent que Quentin Tarantino n’est pas loin, mais Doug Liman réussi néanmoins à s’affranchir de sa source d’inspiration principale pour livrer une oeuvre dont il est le maître. C’est frais et c’est fun ! Mais ça s’oubliera vite !

¤ La La Land (Damien Chazelle, 2017) ●●●●●

Hollywood. Mia est une actrice qui peine à percer, pour payer son loyer elle sert des cafés entre deux auditions. Sebastian est un jazzman qui joue dans des bars miteux, dans l’espoir de gagner assez pour racheter le club de ses rêves. D’espoirs en déceptions, ces deux-là vont se rencontrer, s’aimer, se déchirer, se perdre et se retrouver…

Superbe hommage à l’âge d’or de la comédie musicale américaine, magnifique déclaration à la vie et à l’amour, La La Land est un film lumineux et solaire, sensible et pudique, mélancolique et désenchanté, une oeuvre rare comme on en voit peu de nos jours. En allant chercher du côté de Jacques Demy, de Stanley Donen et de Vincente Minnelli, forcément, Damien Chazelle ne pouvait que me toucher en plein cœur. Proposant une réflexion sur le couple, sur la solitude, sur la vie d’artiste, sublimée par un cinémascope aux couleurs détonantes, le réalisateur brille par sa virtuosité, tant au niveau de ses choix scénaristiques que par ses choix de mise en scène. Bref, du génie !

¤ Les Animaux Fantastiques (David Yates, 2016) ●●●○○

1926. Norbert Dragonneau débarque à New York après des années d’errances à travers le monde. Arrivant sur le sol américain en pleine crise diplomatique entre les sorciers et les fidèles de Salem, notre héros est accueilli froidement par ses pairs, d’autant que le motif de sa présence aux Etats Unis reste pour le moins obscur…

Si l’on sent clairement l’intention pécuniaire de David Yates d’avoir voulu donner une extension à l’univers créé par J.K. Rowling, je trouve dommage qu’il n’ait pas su développer les points forts d’un scénario, déjà un poil bancal. Pourquoi se reposer sur des effets visuels visant à émerveiller par quelques tours de magie, alors que l’on tient un sujet en or comme l’inquisition ? Dommage de n’avoir pas plus mis l’accent sur le personnage de Croyance, ou sur celui de Grindelwald. Dommage d’avoir fait des animaux fantastiques un prétexte plutôt qu’un sujet. Après on ne va pas se mentir, le divertissement reste très honorable. Et au fil des visions on appréciera un peu plus le film, ne serait-ce que pour la présence Eddie Redmayne, divin dans ce rôle de sorcier asocial et atypique…

De Films en Aiguilles – Février 2017
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2 pesnées sur “De Films en Aiguilles – Février 2017

  • 4 avril 2017 à 19 h 06 min
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    J’ai tellement aimé La La Land ! Tellemet plus que La Belle et la Bête^^ (tant qu’à rester dans les comédies musicales).

    Et Yates n’est pas vraiment à viser pour Les animaux fantastiques. De maniére, c’est J.K. Rowling qui a proposé l’idée aux producteurs des films. Cuaron voulait même le réaliser à la base.

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    • 5 avril 2017 à 14 h 14 min
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      J’ai beaucoup aimé la Belle et la Bête ! Mais nous en parlerons dans un prochain article, tu verras 🙂

      Si Cuaron avait pris la relève, le film aurait eu une autre allure, ça c’est certain !

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