¤ Dernier train pour Busan (Sang-Ho Yeon, 2016) ●●●●●

Un virus inconnu se répand à travers la Corée du Sud. L’état d’urgence est déclaré. A bord du train KTX, les passagers livrent un combat sans merci pour arriver à Busan en vie…

Avec un budget minimal, Sang-Ho Yeon réussit le pari de proposer à la fois un film de zombies efficace ainsi qu’un drame familial bouleversant. On appréciera qu’il mette sa pudeur et sa simplicité au service d’un scénario épuré qui cible l’essentiel, l’essence même de l’humanité. On saluera également l’interprétation toute en finesse de ses acteurs, qui transcendent des personnages pourtant un brin caricaturaux. Une belle surprise.

¤ Gilmore Girls : A Year in the Life (Amy Sherman-Palladino, 2016) ●○○○○

Nous les avions laissées il y a plusieurs années, nous les retrouvons aujourd’hui, nos trois générations de femmes Gilmore, qui habitent la petite bourgade de Stars Hollow. Une fois de plus nous suivrons leurs pérégrinations amicales, amoureuses, familiales et professionnelles le temps d’un hiver, d’un printemps, d’un été et d’un automne. Une année dans une vie…

Si j’aime la série Gilmore Girls d’un amour infini, force est de constater que son retour sur le petit écran me laisse un sentiment fort mitigé. Tout ce qui a pu un jour faire le charme de la série, ses références culturelles, les bavardages incessants de Lorelaï, la ribambelle de personnages atypiques, les errances sentimentales de Rory, et j’en passe, tout ici est appuyé et souligné de façon grossière, sans aucune subtilité. Les apparitions et autres clins d’œil sont inutiles, sans intérêt pour l’intrigue… A part lors d’une ou deux séquences, on peine vraiment à retrouver tout ce qu’on a pu aimer chez Amy Sherman-Palladino.

¤ C’est arrivé près de chez vous (Remy Belvaux & André Bonzel, 1992) ●●●○○

Une équipe de journaliste suit Ben, un tueur en série belge qui s’en prend la plupart du temps aux personnes âgées et aux plus démunis, pour réaliser sur lui un documentaire.

Si je salue l’audace de l’exercice de style, la réflexion proposée sur la violence au cinéma, ainsi que la prestation sans faille de Benoît Poelvoorde, je dois bien avouer que le duo de scénariste et réalisateur va parfois un peu loin pour moi.

¤ Despues de Lucia (Michel Franco, 2012) ●●●●●

Pour surmonter un deuil encore douloureux, un père et sa fille décident de refaire leur vie dans une nouvelle ville. Mais très vite la jeune Alejandra devient la cible des railleries de ses camarades de classe. Et ce qui n’était au départ que jalousie mal placée vire au harcèlement.

Tant par son sujet que par sa mise en scène, Despues de Lucia est un film qui ne peut laisser indifférent. On est frappé par la justesse des choix du réalisateur, tant au niveau scénaristique que visuel. On se prend en plein cœur l’interprétation de la douce et candide Tessa Ia, et en pleine face la violence du propos. Ça fait mal, mais ça fait réfléchir…

De Films en Aiguilles – Décembre 2016

4 pesnées sur “De Films en Aiguilles – Décembre 2016

  • 2 janvier 2017 à 9 h 50 min
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    J’étais trés heureux de voir sortir Dernier Train pour Busan un peu partout en France. Et pas seulement dans quelques salles. En espérant que ça permette à d’autres films du genre de sortir…

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    • 7 janvier 2017 à 15 h 07 min
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      J’espère que ça sera le cas aussi 🙂

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  • 27 janvier 2017 à 19 h 32 min
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    Despues De Lucia ce film… cette fin, surtout la fin qui a réalisé toute ma catharsis, j’ai adoré la fin enfin une justice ! J’ai été touchée tout du long !

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