¤ Comment tuer son boss (Seth Gordon, 2011) ●●●○○

Trois amis de longue date partagent la malchance d’avoir pour patrons des fous furieux. Du psychopathe à la nymphomane, en passant par le blaireau beauf de base, leurs supérieurs hiérarchiques leur en font voir de toutes les couleurs. Ensemble ils décident d’orchestrer les meurtres parfaits pour se débarrasser de ces encombrants dirigeants.

Si le film n’est certes pas novateur, il se regarde avec beaucoup de plaisir grâce à son casting de méchants alléchants (Jennifer Anister, Kevin Spacey et Colin Farrell diaboliques), et à son humour noir un peu trash qu’on apprécie tout particulièrement.

¤ Comment tuer son boss 2 (Sean Anders, 2014) ●●○○○

Après les mésaventures du premier volet, nos trois amis ont décidé de monter leur petite affaire afin de devenir leurs propres patrons. Plus de problèmes hiérarchiques ? C’était sans compter sur la malveillance d’une investisseur véreux qui décide de les priver de capital…

On prend les mêmes et on recommence ? Tout à fait ! Sauf que ce n’est pas parce que ça avait fonctionné la première fois qu’une suite était forcément nécessaire. Même casting à quelques exceptions près, même vannes répétées, même scénario éventé… Dommage, parce qu’on avait vraiment apprécié plein de petites choses dans le premier…

¤ Swiss Army Man (Daniel Kwan & Daniel Scheinert, 2016) ●●●●●

Alors qu’il erre dans la nature, cherchant un moyen de mettre fin à ses jours, Hank fait la découverte d’un cadavre. Tous les deux vont embarquer dans un curieux voyage qui les ramènera à la maison. Et dans ce long périple, notre suicidaire dépressif finira par essayer de convaincre un corps presque inerte que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue…

Véritable ode à l’amour, à la vie et à la résurrection, Swiss Army Man est un film aussi inattendu qu’il est surprenant. Un peu à l’image de l’un de ses deux personnages principaux, c’est en quelque sort le couteau suisse du cinéma indé. Bromance surréaliste des temps modernes. Fable philosophique sur la dépression et la solitude. Qu’importe. On se prend en plein cœur cette fraîcheur et cette poésie qui émanent du film. Visuellement, c’est en plus à tomber, la photographie est léchée et le score parfaitement travaillé… Bref… A voir !

¤ Notre jour viendra (Romain Gavras, 2010) ●●●●●

Patrick et Rémy n’ont ni peuple, ni pays, ni armée : ils sont roux. Ensemble, ils vont combattre le monde et sa morale, dans une quête hallucinée vers l’Irlande et la liberté…

Parce que si le scénario de base est fascinant, il ne serait pourtant rien sans les interprétations charismatiques, décalées, que dis je, dantesques, d’Olivier Barthélémy et de Vincent Cassel. On saluera également la virtuosité et le nihilisme dérangeant de Romain Gavras, qui donnent une saveur si particulière aux paysages désertés du Nord de la France. Quand le cinéma français sort des films comme celui là, j’adhère totalement !

De Films en Aiguilles – Novembre 2016
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2 avis sur « De Films en Aiguilles – Novembre 2016 »

  • 18 décembre 2016 à 8 h 56 min
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    Il faut que je vois Swiss Army Man ! Ce sera surement en DTV… ou sorti à l’arrache sur Netflix avec un peu de bol… Je comprends pas qu’il ne sorte pas en salle avec la super réception critique qu’il a reçu…

    Et il faut aussi que je vois Notre jour viendra depuis le temps qu’il me tente.

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    • 18 décembre 2016 à 10 h 37 min
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      Je ne comprends pas non plus… Même si c’est un film qui sait se montrer exigeante, il peut parler à beaucoup de monde !

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