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« Solitude ? It’s just fancy loneliness. »

Après avoir découvert par hasard une vieille VHS du film Fargo des Frères Coen, une jeune japonaise en proie à la solitude se persuade que le trésor perdu de ce film de fiction se trouve réellement enterré quelque part dans le Midwest des Etats Unis d’Amérique.

Je ne connaissais rien de Kumiko, The Treasure Hunter avant de tomber sur l’affiche ô combien somptueuse qui illustre cet article. Intriguée, j’ai poussé le vice jusqu’à aller lire les quelques lignes de son synopsis, et ma curiosité s’est décuplée. Puisque avec ma Fleur nous aimons nous retrouver de temps à autre autour d’une découverte cinématographique, je lui ai proposé que nous croisions nos regards sur cet étrange long-métrage.

Kumiko 01

Tant au niveau du scénario, que de la mise en scène, Kumiko, The Treasure Hunter n’est pas une de ces grosses claques que nous assène le cinéma. Non, c’est définitivement autre chose. Un de ces petits films subtils, qui nous apprivoisent, nous ensorcellent et se gardent en mémoire bien longtemps après que le générique de fin soit terminé.

Très jolie fable sur l’inadaptation à la société contemporaine, sur la solitude ressentie dans un monde où il n’est pas bon de se marginaliser, de rêver un peu trop haut, un peu trop fort, le film de David Zellner m’a renvoyé en pleine figure des thématiques qui me touchent tout particulièrement. Et la fragilité mentale de son héroïne m’a proprement bouleversée.

Kumiko 02

Au bord de la folie, obsédée par sa quête, j’ai aimé le jeu de cache-cache auquel Kumiko se livre entre cinéma et réalité. Le questionnement autour de ce qui est vrai ou non, de ce qu’il faut croire ou non. Ce qu’on nous donne pour acquis l’est-il vraiment ? Ceci est-il réellement une histoire vraie ? Le cinéma serait-il vraiment cette carte au trésor qui nous ouvre les portes d’un paradis perdu ? Quelque part, oui j’en suis également persuadée…

Aucune envolée lyrique au niveau de l’esthétique ou de la mise en scène. Juste l’élégance, la sobriété et l’efficacité. Et c’est ce qui rend le film encore plus beau à mes yeux, son humilité.

Une jolie découverte, quelques flocons de neige fictifs et une furieuse envie de revoir Fargo m’habitent en ce dernier mardi de septembre. Allons vite découvrir l’avis de Fleur. Qu’a-t-elle pensé du film de David Zellner ? C’est par ici que ça se passe !

Kumiko, The Treasure Hunter – David Zellner
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7 avis sur « Kumiko, The Treasure Hunter – David Zellner »

  • 29 septembre 2015 à 15 h 19 min
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    Je ne connaissais pas mais, comme tout le monde, j’adore Fargo^^. Et même si ce film n’a rien à voir, le synopsis donne envie et tu en parles trés bien. Et tu m’as donné envie^^.

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    • 29 septembre 2015 à 19 h 33 min
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      Alors j’espère vite revenir lire ton avis 🙂

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  • 29 septembre 2015 à 20 h 36 min
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    Inconnu pour moi mais la bande annonce ne m’inspire pas.
    Désolée.

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    • 4 octobre 2015 à 10 h 36 min
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      La bande annonce est très mal faite, elle fait croire à un thriller, mais ce n’est définitivement pas le cas. Une prochaine je te convaincrai peut être un peu plus 🙂

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  • 30 septembre 2015 à 8 h 41 min
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    Malgré une narration assez lente, ce film a suscité tellement de choses chez moi que je ne savais pas par quoi commencer mon billet… J’ai d’ailleurs oublié de parler de la musique que je trouve aussi bien choisie.
    Et cette scène du lapin dans le métro… OMG
    Une belle découverte grâce à toi ! <3

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    • 4 octobre 2015 à 10 h 25 min
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      Moi non plus je ne savais pas trop où commencer mon billet. Le film m’a dans un premier temps désarçonné, c’est à ça que j’ai compris que je l’avais profondément aimé. La scène du lapin dans le métro m’a brisé le coeur… Je suis heureuse d’avoir partagé cette découverte avec toi ma belle 🙂

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