Joyeux Enfer - 2014

« La pornographie, c’est l’érotisme des autres. »

C’est le premier mardi du mois de novembre ! Et comme tous les premiers mardis, tous les mois, nos lectures licencieuses sont permises chez Stéphie. Je ne suis malheureusement pas souvent au rendez-vous, mais aujourd’hui j’avais envie de vous parler d’un recueil qui met en avant mes deux passions : La Littérature et la Pornographie Photographie.

Sorti tout récemment aux éditions La Musardine, Joyeux Enfer, Photographies Pornographiques 1850-1930 a immédiatement attiré mon attention. En effet, dans un très beau livre-bijou, ma passion pour les origines de la photographie allait rencontrer la notion très moderne de pornographie. Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité !

Préfacé d’un texte un brin historique et un brin philosophique, qui interroge le lecteur sur les différences entre érotisme et pornographie, et qui propose une chronologie de la représentation visuelle du sexe, Joyeux Enfer remonte ensuite le cours du temps pour nous montrer ce qui excitait les sens, et tout particulièrement la vue, de nos aïeux.

C’est en suivant un classement thématique qu’Alexandre Dupouy a rassemblé en un seul et même ouvrage plus de 300 clichés pris entre les années 1850 et les années 1930. De l’Anatomie de l’intime (Origine du monde, Callipygie, Doigts agiles et Pluie d’or) à la Vie conjugale (Couple, Nuit de noces et Gourmandises) en passant par le Libertinage (Étranges plaisirs, Plaisirs déguisés, Monastère, Scènes d’atelier, Orgiaque et Plein air) et autres jeux d’alcôves et scènes de bordels, il y en a pour tous les goûts et toutes les perversions.

Mais qu’elles soient mises en scène par d’illustres photographes, ou au contraire par des artistes inconnus, qu’elles suggèrent les corps dénudés, ou au contraire qu’elles représentent sans équivoque le rapport sexuel, il est intéressant de noter la dimension artistique de ces photographies. Longtemps décriés, longtemps condamnés, les clichés présentés ici sont pourtant bien plus pensés que l’on pourrait le croire. Les cadrages et les compositions sont soignés, les lumières travaillées, les attitudes étudiées.

En somme Joyeux Enfer est le témoignage d’une époque passée, où la photographie pornographique était « presque » un art. Et où étrangement, elle m’apparaît bien moins choquante ou vulgaire que certaines images « tout public » que l’on nous inflige aujourd’hui.

Mon blog étant lui réellement tout public, je ne vais pas imposer la vision de clichés pornographiques pour illustrer mon article. En revanche, les lecteurs majeurs et vaccinés peuvent cliquer sur le lien ci-dessous pour découvrir la bande-annonce de l’ouvrage.

Le Premier Mardi

Joyeux Enfer, Photographies Pornographiques de 1850 à 1930 – Alexandre Dupouy
Étiqueté avec :                        

18 pesnées sur “Joyeux Enfer, Photographies Pornographiques de 1850 à 1930 – Alexandre Dupouy

  • Ping : Le mardi, c’est permis (42) – Mille et une Frasques

  • 4 novembre 2014 à 7 h 33 min
    Permalien

    Je sens que je vais me laisser tenter. L’amour de l’art, bien sûr 😉

    Répondre
    • 4 novembre 2014 à 7 h 41 min
      Permalien

      Bien sur ! Je l’ai découvert au format PDF, mais si tu investis dans la version papier qui est commercialisée, tu auras droit à un petit DVD avec quelques films pornographiques d’époque en cadeau 🙂

      Répondre
  • 4 novembre 2014 à 11 h 33 min
    Permalien

    Oh, mais je vais me laisser tenter aussi peut-être bien (ou le mettre sur ma liste pour le papa noël)

    Répondre
    • 4 novembre 2014 à 12 h 48 min
      Permalien

      C’est vrai que c’est une belle idée de cadeau 😉

      Répondre
  • 4 novembre 2014 à 12 h 29 min
    Permalien

    Je reprends l’idée de L’irrégulière, ça ferait un beau cadeau de Noël !

    Répondre
    • 4 novembre 2014 à 12 h 48 min
      Permalien

      Oh que oui ! Il te le faut au pied du sapin 🙂

      Répondre
  • 4 novembre 2014 à 14 h 11 min
    Permalien

    Mais bien sur 🙂 🙂 🙂
    what the fuck is going on in this ! lol

    Répondre
    • 4 novembre 2014 à 15 h 09 min
      Permalien

      C’est le premier mardi. Tout est permis !

      Répondre
      • 4 novembre 2014 à 15 h 59 min
        Permalien

        awesome ! maintenant je le saurai 🙂

        Répondre
  • 4 novembre 2014 à 21 h 59 min
    Permalien

    Intéressant. Je connais peu le domaine de la photographie mais l’évolution de la pornographie y semble assez similaire que dans le cinéma. Ça a était de l’art (même pas “presque”, ça en a était), mais c’est devenu un simple moyen de faire de l’argent facile (même si ça l’a toujours un peu était). Je suppose que c’est pareil dans la photo, d’aprés ce que tu en dis en tout cas, mais il y a eu des réals reconnu qui ont fait dans le genre même s’ils le cachent souvent (Wes Craven par exemple). C’est encore courant au japon d’ailleurs.

    J’avais lu un ouvrage là dessus mais je ne me souviens plus du nom… Dommage parceque c’était franchement passionnant…

    Répondre
    • 5 novembre 2014 à 0 h 34 min
      Permalien

      Dommage, effectivement ! J’aurais aimé avoir le titre de cet ouvrage 🙂

      Répondre
  • Ping : Je lis donc je suis : Une vie dans les titres… | TWENTY THREE PEONIES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *