Et mes seins - Gérard Lenne

« Et mes seins, tu les aimes ? »

Et non, petits coquins de lecteurs, ce n’est pas une véritable question que je viens de vous poser là, mais bien, outre une réplique du Mépris de Jean-Luc Godard, le titre d’un recueil de nouvelles de Gérard Lenne édité chez La Musardine. Dans Et mes seins, tu les aimes ? le critique littéraire expose cinquante de ses plus grands fantasmes cinématographiques, il écrit pour ceux d’entre nous qui ont un jour rêvé des longues jambes de Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion, de l’opulente poitrine d’Elizabeth Taylor dans Cléopâtre, ou de l’entre-jambe dénudée de Sharon Stone dans Basic Instinct, et pour d’autres aussi qui se sont peut-être demandé quelle était la nature des rapports entre la Belle et la Bête dans le film de Jean Cocteau, ce qui se tramait sous les tables dans In the mood for love, ou ce qui attendait Batman, le Joker le Pingouin et les autres après une dure journée à Gotham City…

Gérard Lenne survole l’histoire du cinéma, s’arrêtant sur cinquante grands films dont il reprend et décortique les scènes les plus mythiques, les prolongeant un peu et y projetant ses fantasmes les plus fous. S’il faut bien avouer que le style de l’écrivain n’est pas franchement transcendant, l’exercice n’en reste pas moins ludique et assez efficace sur certains grands classiques. Mais là où le critique réalise une petite prouesse, c’est qu’il arrive, pour certains de ses détournements, à rendre très mince la frontière entre la réalité et le fantasme qu’il fait naître en son sein. Quels plans a-t-on vraiment vus à l’écran ? Quelle est la part d’imagination insufflée par Gérard Lenne ? A partir de quand l’action bascule-t-elle réellement à ce point dans l’érotisme ou la pornographie ? Pour connaître la part d’extrapolation de l’auteur, il faudrait redécouvrir, ou tout simplement découvrir, ces cinquante films, mais il y a fort à parier qu’on ne les regarderait plus du tout du même œil maintenant qu’on en connait la face cachée… Et pour en revenir à l’ouverture, vous pouvez tout me dire parce que le premier mardi, chez Stéphie, c’est permis… Alors finalement, et mes seins, tu les aimes mes seins ?

Le Premier Mardi

Et mes seins, tu les aimes ? 50 fantasmes cinématographiques – Gérard Lenne

16 pesnées sur “Et mes seins, tu les aimes ? 50 fantasmes cinématographiques – Gérard Lenne

    • 3 décembre 2013 à 8 h 22 min
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      Je savais qu’il y aurait quelqu’un pour répondre à ma fausse-vraie question. Je suis contente que ça soit toi 😉

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  • 3 décembre 2013 à 13 h 34 min
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    Comme je suppose que l’on n’aura pas le droit à une photo il faut croire Moka sur parole 😉
    Bon sinon pour le livre n’étant absolument pas féru de cinéma (c’est le moins qu’on puisse dire) je passe mon tour sans aucun regret.

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    • 3 décembre 2013 à 20 h 57 min
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      Une photo ? Oh il doit bien y avoir ça quelque part sur le fameux réseau social que nous fréquentons tous 😉

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  • 3 décembre 2013 à 19 h 43 min
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    Oui, j’ai déjà eu l’occasion de les voir, de les toucher, de les admirer. Je suis une privilégiée. Enviez-moi j’adore ça ! 😉

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  • 4 décembre 2013 à 10 h 55 min
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    (Mais il fait chaud, dans cette rubrique commentaires !) Le concept du livre me tente : on en a tous et toutes, des fantasmes cinématographiques !

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    • 4 décembre 2013 à 10 h 58 min
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      C’est ce concept que j’ai également apprécié. Après la mise en mots est parfois hasardeuse, c’est un peu dommage…

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