Je connaissais Julie Delpy actrice, elle m’avait bouleversée dans le diptyque Before Sunset-Before Sunrise de Richard Linklater. Je connaissais Julie Delpy chanteuse, pour avoir écouté un temps son album éponyme. Je connais désormais Julie Delpy réalisatrice, et je l’en aime encore davantage.

J’avais déjà été conquise il y a quelques semaines par Two days in Paris. Un film drôle, tendre mais aussi amer, où Julie Delpy traitait de la question du couple et de la famille, sa famille, tout en clamant son amour à la ville de Paris. Un film dans lequel le personnage principal porte mon prénom et exerce la profession à laquelle j’aspire, de quoi m’interpeller un peu aussi. Mon amour pour Paris n’ayant d’égal que mon envie de découvrir New York, je me suis ruée en salle pour découvrir le nouveau film de la demoiselle.

Alors que dans le premier opus, Julie-Marion-Delpy rendait visite à ses parents en France, accompagnée de son american boyfriend, cette fois-ci c’est sa famille, post-soixante-huitarde et hystérique, qui décide de venir à la conquête de l’Amérique. Outre le choc des cultures, c’est aussi la guerre des tempéraments qui éclate dans le loft de la belle et de son nouvel amoureux.

L’amoureux ? Chris Rock, génial dans le rôle, dépourvu de ce caractère apathique et antipathique qui caractérisait Adam Goldberg dans le premier volet, est la clé de voûte de ce nouveau film. Plus drôle, et plus séduisant aussi, il forme avec Julie Delpy un couple des plus loufoques et des plus attachants.

Avec Two days in New York, Julie Delpy réitère et nous propose une seconde fois une comédie légère dans laquelle elle n’a pas peur de jouer avec les clichés, de placer ses personnages dans des situations cocasses, à la limite de l’embarras, où elle réussit à nous faire rire, sourire, réfléchir grâce à son sens de l’écriture et du montage qui nous apporte une petite touche de folie douce dans un dimanche bien gris. Elle dose avec minutie la gravité des thèmes qu’elle aborde et la façon légèrement décalée avec laquelle elle les traite.

En somme, elle nous offre une petite bulle d’amour et de mélancolie, qui fait du bien là où parfois ça fait mal.

Et j’ajoute avec Two days in New York un titre à la catégorie libre du Challenge Amoureux – Saison 2 de la charmante Irrégulière :

01 – Un Classique

02 – Un livre dont le titre contient le mot amour ou amoureux

03 – Une histoire d’amour fantastico-ésotérique

04 – Un livre de chick-litt, une comédie romantique

05 – Un texte érotique 

06 – La catégorie libre ✓

Two days in New York – Julie Delpy
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