« Au XXe siècle, l’amour est un téléphone qui ne sonne pas »

Il y a ces livres, ces livres, ceux qui se matérialisent entre nos mains, juste au moment où on en a le plus besoin. Il y avait eu cet été La Délicatesse de David Foenkinos, et il y a aujourd’hui L’amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder.

C’est pleine d’ a priori que j’ai commencé la lecture de ce roman que l’on m’avait pourtant chaudement conseillé. J’étais réticente pour une raison très simple ; je suis allergique à son auteur. Entre le personnage de Beigbeder et moi, il y a quelque chose qui ne passe pas. Et pourtant…

Et donc L’amour dure trois ans ? Certes. L’idée principale du roman est là, sous nos yeux, concentrée en cinq mots. Aucune surprise me direz-vous ? L’amour dure trois ans ? Certes. Mais il faut bien avouer que ce n’est pas tout.

Ce brave Marc-Beigbeder-Marronnier est sur le point de divorcer d’Anne, sa charmante épouse. Parce que L’amour dure trois ans ? Détrompez-vous, juste parce que la jeune femme vient de tomber par le plus grand des hasards sur une photo polaroid et quelques mots doux, pas les siens évidemment, autant de preuves accablantes des tromperies de son mari. Ce qu’Anne voit comme une infidélité, Marc l’appelle une histoire d’amour. Celle qu’il vit avec Alice depuis plusieurs semaines, plusieurs mois.

Une rencontre. Un amour. Une rupture. Jusque là, rien de très original, certes, mais des thèmes fédérateurs, une histoire (d’amour) où chacun peut finalement se reconnaître – même un peu.

C’est avec une style très particulier que Beigbeder nous conte les maux de son alter-ego Marc Marronnier. Un juste mélange de vocabulaire un peu choc, de quelques phrases un peu trash, d’un cynisme un peu mordant, et le tout baigné d’un sentiment hautement romantique un peu fleur bleue.

Il signe un petit roman à la fois drôle, léger mais bouleversant de par son constat accablant sur la génération zapping que nous sommes. A l’aide de son expérience personnelle, de statistiques, de physique-chimie, il étoffe sa théorie un peu farfelue que l’amour dure bel et bien trois ans.

Cependant… Cependant plus on approche de la fin et plus on se dit qu’il ne serait pas un peu mensonger ce roman ?

Challenge ABC Critique Babelio 1/26

challengeabccritiques1

L’amour dure trois ans – Frédéric Beigbeder

6 pesnées sur “L’amour dure trois ans – Frédéric Beigbeder

    • 31 décembre 2011 à 19 h 12 min
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      J’étais également plus que sceptique. Mais peut-être que c’est ce que j’avais besoin de lire en ce moment 😉

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  • 2 janvier 2012 à 11 h 49 min
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    C’est le Beigbeder que j’ai le plus aimé avec Mémoires d’un jeune homme dérangé. Un joli moment de lecture.

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  • 28 mars 2016 à 19 h 34 min
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    J’ai super envie de le lire depuis le temps ! Dommage, c’est l’un des seuls de Beigbeder qu’il n’y ait pas dans ma bibliothèque…

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    • 28 mars 2016 à 20 h 47 min
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      Oh tu dois pouvoir le trouver pour pas grand chose 🙂

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